mercredi 14 novembre
L'opéra de Quat' sous , Brecht
Brecht’s theatre has not lost its influence and still nowadays surprises us and makes us analyze the society we live in. Through his electrifying interpretation, Todd Coulter gave a new life to Threepenny Opera. Through his dramaturgy of overwhelming abundance and density he has relayed Brecht’s purpose on epic theatre.
Staged on a creative set with many different perspectives thanks to platforms in selective realism, nineteen characters paraded and blend closely with each other, losing the spectator in a wave of details. Two footbridges leaned towards each other over the empty space to give us already an image of the gallows. The attention of the audience was captured from the very beginning by the musicians in costume, who evolved between the rows of the theatre before the play began. The fourth wall was broken and Brecht’s message was already clear: You also belong to this society you are seeing. We are continuously struck by the extreme density of the details on stage that overwhelms us. For instance, during the video projected throughout The Flick Knife Song our passive eyes received a wave of images as we became witnesses of a murder scene, making us feel oppressed and akward. Furthermore, the choice to set the play in the punk movement allowed the costume designer, Joan Larkins Mather, to play on exaggerations. Far from being conventional, the actresses were dressed in provockative underwear, garter belts, stockings and spike heels. The British upper-class was mocked through the distortion of the English flag in skirts, underwear and head-dresses. The make-up was outrageous with carmine and silver lips, false eye-lashes and smirk angel’s smiles. As well as lascivious and impeding body positions such as a sagged leg through the window. Every detail in the production might have been thought to make the audience feel taken-aback and embarrassed. This is the reason, perhaps, why we could have heard on Tuesday some subdued sighs of indignation from the audience, especially when Mr. Peachum showed an attraction for his daughter, or when the body of the dead MacHeath hung above us. However, according to me, the harmony of this production was absolute: actors were truly amazing, embodying their roles to perfection. None of us has left the theatre unspoiled. This comedic production built the Brechtian distance that allowed us to think about this mirror of a marginal world, that looks like owns and get ready to transform it.
vendredi 09 novembre
Camping à Thousand Hills
Quand Gary propose en rigolant le mercredi soir à table d'aller camper le vendredi au lac de Thousand Hills , il ne se doute peut être pas que c'est un grand "oui" qui va accueillir sa proposition ! Certes on est en plein hiver, il fait froid, il gel toutes les nuits et on a pas de tente ni de sacs de couchage... mais on est jeune, on est fou et on est débrouillard ( enfin les filles) ! La proposition est quand même adoptée : Ophélie, Sophie, Elodie, Adam , Gary et moi nous irons camper ! Quelques courses plus tard , nous possédons une immense tente, une lampe de chantier, de quoi faire un barbecue ( bacon, poulet, saucisses) , sans oublier de quoi se désaltérer ! Rendez vous à 5:30pm dans le main lounge de C-Hall ... avec une montagne de couvertures glannées un peu à droite à gauche, et nous en version bibendum pour se protéger du froid !
Non, je ne vais pas à un enterrement ... j'ai juste superposé la plupart des t-shirts et pulls que j'avais ! Le but heureusement n'était pas d'être sexy ce soir là !

(Adam ©)
Non non , nous n'allons pas camper dans le main Lounge ! Tout le monde attend ... attend qui déjà ? Ah oui Gary. Monsieur est encore sous la douche ... depuis une heure ;-)
( Adam ©)
Arrivés sur notre air de campement, en plein milieu des bois, près du lac ... première tournée pour se réchauffer !
(Adam ©)
Autour d'un bon feu ... on fait vraiment une drôle de tête sur cette photo ! On a l'air de trop s'ennuyer ! Et pourtant ...
Le feu nous a hypnotisé ! 
( Adam ©)
Gary, Sophie et Moi 
(Adam©)
(Adam©)
Après un film en pleine forêt ( Eurotrip), plein d'histoires, des fous rires, un bon dinner ... on va se coucher dans la tente ! D'un côté Elodie et Ophélie encadrent Adam, de l'autre Sophie et moi encadrent Gary ... ils sont aux anges ! 

( Adam ©)
Au petit matin ... les photos valent vraiment le coup ;-)
Sans commentaires !
La petite Ophie est trop choux :
(Adam©)
Hum des dreads ... 
(Adam ©)
Première debout... réveillons les troupes ;-) 
(Adam ©)
(Adam ©)
Sophie bien emmitouflée s'y met aussi !
(Adam ©)
C'est au tour d'Elodie .. " Bon Adam tu te bouges au lieu de prendre des photos ?" 
Adam : " arrggg !!!"
Sophie et Moi :" Attention Gary, on range tes couvertures !! Il est grand temps de se lever ! "
Gary : " Qui me parle ?" 
Gary en pleine forme ( enfin une heure après tout le monde ;-) ) :
" Voici une tente que nous avons acheté au Wall Mart à 70 $ et que nous allons aller rendre sous peu et nous faire rembourser! " C'est quoi ce système de fou ???
Moi : " Tu comprends Gary, il faut pas vendre la tente là ... mais nous aider à démonter la tente et à la faire tenir dans son tout petit sac ! " ;-)
Ah c'est toujours les filles qui bossent ! ( je suis derrière en train de dompter les piquets du fond ! On voit mon bonnet hi hi)
Laissons aux scientifiques la réflexion qui nous occupe tous : comment refaire rentrer cette énorme tente dans son tout petit carton ...

Solution : être bourrin et tout faire craquer !
Bon maintenant on enferme le carton dans le sac de toile ...
Petite ballade au bord du lac avant de rentrer sur le campus ... les couleurs de la fôret étaient magnifiques !
Imaginons Ophélie avec des cheveux longs ...
Et Gary !!!! Très années 68 ...
vendredi 02 novembre
Eastern Bloc
Friday, November 2nd , in the Café Dukum. An electric and breezy mood comes from upstairs. I climb up the stairs and find about forty people listening to musicians in trance. Here is Eastern Block. This group from Chicago offered us almost one hour of a mix of Jazz, Balkan and tango music. Among the different folk songs that one can find on the CD, three of them have caught my attention with their various moods.
Wisdom of the Sands calls us upon the meditation with its soft and calming melody based on tongued notes, played sometimes by the bass clarinet and then by the guitar; a dialog carried by the bass continuoso line and punctuated by the drums. Then I couldn’t help to swish when the acoustic bass played with a shiver, as if Matt Ulery made his instrument weep on a melancholic melody. With Kopanitsa we were suddenly uplifted in the streets of Sofia, Bulgaria, with the musical play between the flute and the guitar in an harmonic minor scale. Then a melody was carried by the outstanding tenor saxophonist, Doug Rosenberg, that gradually quickened, until the apotheosis... left us breathless. But my favorite folk song was Tricycle, as it reminded me the marvelous Piazzolla’s tango Adios Nonino. The inspiration from the great master of the tango nuevo Astor Piazzolla and his disciple Richard Galliano is indubitable. Indeed the contrasting themes were concatenated, sometimes languishing, sometimes martial. The tension of the dialog between the guitar and the saxophone peaked when the latter played with smearing. The drummer Michael Caskey did an outstanding performance, changing his instruments with an extreme agility, clapping hands or using a tambourine or djembe. Not to forget the guitarist and the composer of most of the songs, Goran Ivanovic, who demonstrated all his skilfulness with the rapid scales and many harmonics . I highly recommend this amazing group, who is likewise open-minded and receptive to share their passion with the audience at the end of their concert. A deeply first-rate performance.

Avant que le concert commence ... Elodie s'amuse ( onfait ce qu'on peut pour patienter et mettre de côté notre excitation !!!)
(Adam ©)
Eastern Bloc
(Adam ©)
Après le concert, la soirée se continue chez Gary , avec de bons fous rire , quelques mesures d'opéra ( eh oui ils m'ont fait chanter !!! ), et une comédie musicale de bolywood, et de longues heures à parler de "La marche du Monde" avec Gary !
(Adam ©) 
(Adam ©)
jeudi 25 octobre
Let's go to Chicago !
Ici pas de vacances de la Toussaint ... mais un week end de trois jours à l'occasion du Mid-term break ! Autant dire qu'il fallait en profiter pour se rendre dans la ville du plus célèbre gangster ! Sept heures de routes et quelques frayeurs ( les américains roulent comme des pieds et ne connaissent pas l'usage des rétroviseurs ... ) et nous voilà au bord du lac Michigan, dans la troisième plus grande ville des Etats-Unis ( Illinois )! Dépaysement total , vous pouvez vous en douter. Nous passon la nuit de jeudi dans une aubere de jeunesse ( assez spartiate mais il vaut mieux éviter d'avoir des gouts de luxe à Chicago... quoi que parfois ca nous réussi bien ;-) ).

Le quartier, plutôt aisé , est ravissant ! Déjà tout décoré en vue des festivités d'Halloween dans une semaine! Honnêtement , on se croirait plus dans le décor de "Coup de foudre à Nothing Hill" plutôt qu'à Chicago !
Vendredi matin : on démarre sur les chapeaux de roues ( j'adore cette expression ! Surtout quand on repense au virage qu'Eneda a failli louper la vielle au soir ...) , pas question de perdre une minute : Direction le centre ville! Pour la troisième ville des Etats-Unis, le réseau de transport urbain est assez sommaire : seulement quelques lignes de métro aérien en très très mauvais état ! ( On s'est même demandé si la rouille qui attaquait les ponts du métro n'était pas un "effet de peinture" pour donner un caractère viellot à l'ensemble ... mais non !). Alors malheureusement je ne peux pas vous montrer d'images du métro...Quand Audrey a souhaité prendre une photo d'une des stations de métro, un des ouvrier qui travaillait sur la voie lui a dit qu'il était interdit de prendre des photos du réseau de transport depuis le 11 septembre !!! On était comme on dit sur le cul !
Une petite vue du dessous d'un de ces ponts : 
Arrivée au coeur du centre ville, un peu perdue parmis tous ces géants d'acier, nous avons pris des forces au "Bon pain", où nous avons dégusté un petit déjeuner quasiment français ( le premier depuis deux mois !) : Chausson aux pommes, chocolatine, pain et thé.
Et nous voilà à quelques pas d'ici, entre la Michigan Avenue ( nos Champs Elysées) et le lac Michigan, dans l'Art Institute of Chicago ! Je crois qu'il n'y a pas de mots pour décrire ce que j'ai ressenti là bas ... avoir l'occasion de contempler la plupart des oeuvres que j'ai étudié ces années passées avec " Martinez ou Antoine " ... c'était un peu "le Ravissement de Marion.A Grillon" ( cf. Duras pour les intimes ). Autant dire qu'il m'était impossible de me détacher des oeuvres de mes sculpteurs préférés : Rodin, Brancusi, Giacometti ! Comme de la série des Meules de Foin de Monet, de la Chambre de Van Gogh, du Ratapoil de Daumier, des Danseuses de Degas, et de quelques tableaux de Caillebotte, Toulouse-Lautrec ou Renoir ! ( Tiens d'ailleurs bysarrement j'avais une chanson qui revenait à mon esprit comme un leitmotiv ... un petit " Déjeuner sur l'herbe " ! )
Aller juste pour le plaisir des yeux ... et si vous ne les connaissez pas encore , plongez vous dans leurs oeuvres, vous apprendrez certainement beaucoup sur vous même !
La Muse endormie, Brancusi 
Les Meules de foin , Monet
Giacometti ... dont Charles Juliet m'a fait tomber amoureuse !
Trois heures plus tard , nous sortons étourdies de toutes ces merveilles ! Rien de mieux qu'une petite promenade dans le parc au bord du lac Michigan pour vivifier son esprit ! Nous allons voir l'attraction de Chicago : Le " Bean" ... un miroir déformant en forme de haricot géant ! Assez marrant ma foi ! 

Au cours de notre ballade , nous découvrons un théâtre en plein air , assez impressionnant dans son architecture ! Je serais curieuse de savoir si l'accoustique est bonne ou pas ! je ne sais pas d'ailleurs quelles sortes d'évènements s'y produisent !
Et voilà le lac michigan et son port ! Il faut préciser que vendredi nous avons eu plutôt mauvais temps ... mais j'avoue que les nuages d'orage au dessus du lac sont assez esthétiques !
La fin de la journée se remplie en déambulant dans les rues de Chicago et par quelques boutiques ! Nous allons diner dans le restaurant où se font les meilleures pizzas de la ville ( apparement) ! J'avoue que si la restauration n'était pas si excellente que ça, l'ambiance était parfaite ! Restaurant très chargé en décoration avec plein d'affiches et surtout les murs sont couverts de graffitis des clients ! Assez surprenant !
( Daisy, Audrey, Moi et Elodie )
Et pour digérer, rien de mieux qu'une promenade le long de la Chicago River de nuit, malgré le vent glacial ( ce n'est pas pour rien que Chicago est surnommée la ville du vent !). Magnifiques vues des grattes-ciel de nuit... il me semblerait presque que Chicago est encore plus belle sous les étoiles ( bien qu'on ne les vois pas ;-) ).

( le Chicago tribune !)
Samedi : Grande promenade le long du lac Michigan , sous un magnifique soleil !Nous nous rendons au musée des sciences naturelles et à l'aquarium ( le plus important du monde), mais sans les visiter ... le billet d'entrée coutant 25 $ à chaque fois , sans réduction étudiante , ça refroidit un peu ! Alors place aux images ... bien plus parlantes que toutes les descriptions de Chicago que je pourrais faire ! 
( on se croirait dans un petit port en Bretagne là ! )
( Non ce n'est pas un montage .. j'y étais bien ! Sur une presqu'île qui forme la baie du lac Michigan ... avec à son bout l'immense aquarium )
( temps magnifique n'est ce pas ? )
La célèbre Michigan Avenue , qui à son extrémité nord concentre tous les magasins de luxe .
La fin de la journée a été consacrée à la Sears Tower, qui est actuellement la troisième plus haute tour du monde! Il parait même qu'elle était plus grande que les tours du World Trade Center ( ce qui m'étonne) . Haute de 527 mètres et achevée en 1974, la tour offre un point de vue imprenable sur la ville , au 103 étage, c'est à dire à 412 mètres de hauteur ! Après deux heures de queue , et 45 secondes d'ascenceur, nous arrivons en haut , environ une demi heure avant le coucher du soleil ! ( on est maligne non ?) Et quel spectacle !!!!
( Vue du sol ! paradoxalement vertigineuse !)

( LE coucher de soleil ... sans effets je précise )
Chicago de nuit ... on dirait une piste d'atterissage géante tellement tout est rectiligne !
Et le clou de la soirée .... tatatadam .... Un tour en Limousine ! Une vraie ! Et oui on ne se refuse rien ! En même temps, quand toutes les dix minutes vous voyez passer sous votre nez une superbe limousine .. ça donne quelques envies ! Alors devant un hotel de luxe dans un des quartiers les plus chics, à force de zieuter sur la limousine qui était garée devant, le portier de l'hotel est venu papoter avec sept charmantes françaises ... et nous a négocié un prix avec le chauffeur ! On avait beau lui faire répéter le prix, on n'en revenait pas : 40 $ pour 7 personnes pour un tout de 20 minutes ! Ni une , ni deux , on étaient à bord ! Et au final, on a eu le droit à trois quart d'heure de visite de la ville by night ... mieux qu'un bus à toit ouvrant , je vous le promet ! 
Le dimanche est passé bien plus vite puisque nous avons quitté Chicago à 15h ... Nous avons pu nous promener dans le nord de la Michigan avenue, dépenser notre argent dans les cadeaux et fait un tour dans le quartier chinois, assez décevant . 72 h c'est bien trop court ! Qui veut y retourner avec moi ?
mercredi 24 octobre
Dinner de 20 ans
Une formidable soirée avec Ophélie, Lucie, Elodie, Adam et Gary ,
autour d'un délicieux repas et d'une viande bien saignante ( comme j'en
rêvais depuis pratiquement trois mois !) . Beaucoup d'éclats de rire,
d'amusants quiproquos, de discussions improbables ... ce soir là nous,
les quatres françaises, étions parfaitement bilingues avec quatre
cerveaux réunis ... quoiqu'il existe une langue internationale que tout
le monde a décodé ce soir là ;-) !Mais place aux photos qui sont bien
plus éloquentes :

Ophélie, Moi, Lucie, Adam et Elodie
(Adam©)

Merci encore pour votre cadeau (une gift-card) qui m'a permis de m'acheter le pull Truman !
(Adam ©)

Gary et Moi
(Adam ©)

Euh ... nous sommes en train d'expliquer à Adam et Gary ahuris la technique du pas de quatre du Lac des Cygnes !
( ok il faut avoir beaucoup d'imagination ! )
(Adam©)
pas de Quatre : Le Lac des Cygnes
Pas de Quatre Small Swans
Vidéo envoyée par brainstorm
Voilà à quoi ça ressemble ... La perfection !
lundi 22 octobre
20 ans ...
"
On n'a pas tous les jours vingt ans,
Ça nous arrive une fois seulement,
Ce jour-là passe hélas trop vite ! "
... mais vous avez pourtant ensoleillés ma journée ! Tout a commencé par mon retour de Chicago, quand j'ai trouvé ma chambre toute décorée par Ophélie et Adam! J'ai attendu minuit ( enfin presque ) pour céder à la curiosité qui me tiraillait , et j'ai mis en route le CD que l'équipe de C-Hall avait concocté ! Quelques petites larmes perlent en revoyant les photos de nos superbes soirées ici et celles de "my beloved", le tout sur une délicate mélodie de Renaud ( encore lui) ( vous avez pas honte de me faire pleurer ?!!! )
Puis un paquet qui a traversé l'atlantique, une "gift card" pour enfin m'acheter le pull Truman et arrêter de me plaindre qu'il fait froid , de magnifiques cartes et pour couronner la journée, une superbe rose ...
Alors je n'ai qu'un mot :
MERCI 
vendredi 12 octobre
En ce milieu de semestre ...
Vous savez ce dont j'ai envie là tout de suite maintenant ?
De tout ça ...
+
+
+ 
Quelqu'un peu t-il faire quelque chose pour moi ?
jeudi 11 octobre
Uncle Vanya

Many critics claim that
Chekhov’s theatre would never lose its influence, that his plays would
continuously illuminate the century in which they were created, as well as the
upcoming centuries. Through his own interpretation of Uncle Vanya, Brian
Friel, successfully proved, eloquently and undeniably, the timelessness of
Chekhov’s work.
The performance on Thursday night was amazing. Staged on an uncluttered set with selective realism, created by Ron Rybkowski, the director makes the nine characters evolve. Three porticos opened on infiniteness, representing a threshold or even heaven’s-gates, seem to restrain the characters, especially Uncle Vanya and Sonya, suggesting their inaccessibility to happiness. There, the characters evolve, attracting and rejecting each other in a very curious ballet. Gavin Conkling ‘s performance was outstanding. He embodied an admirable and touching Uncle Vanya, a sacrificed man overwhelmed by his disillusions. He gave to Vanya all his calibre and power, notably through the soliloquy, which provoked a sense of excitement within me. The excellent Jared Latore played the poignant and magnetic Doctor Astrov, whose personality appeared to be Jekyll and hyde like. We could nearly hear Chekhov’s voice when Jared Latore exclaimed with force and tenacity: “ The life we live is without hope. Face truth!” Regarding Elena, interpreted by Chelsey Cole, she appears by contrast cold and aloof. But the most heartbreaking character is tremendously embodied by Sarah Hitzel, who portrayed Sonya, persevering only with the hope of a better future, ceaselessly repeating the word “ peaceful”, making the audience uncomfortable and stricken with pity.
Moreover, the harmony of this production is absolute. In a play where silence is a fundamental recurring motive, the sound designer, Shannon Gallaher, plunges us every so often into a music that allows us to dream. The musical selections mystically transported me to nineteenth century Russia, especially when the night-guard would burst into Prussian song, behind the closed curtains.
Brian Friel and his cast demonstrate a great mastery of evoking within their audience a deep concern for the human-being. It was a deeply soul-stirring performance.

mercredi 10 octobre
Débuts d'une histoire d'amour ...
Quelques notes égrenées sur un piano et une histoire d'amour naissait . De simples arpèges et tu m'emportais avec Toi, dans une douce rêverie, moi que ne te connaissais alors pas encore. Tu me racontais "qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si le temps est assassin, et emporte avec lui le rire des enfants". Et je me suis dépouillée de l'enfant qui est en moi, mais tu m'as rattrapé et tu m'as dis : " Si tu penses un peu comme moi, alors dis: "halte à tout" . Et maintenant , c'est quand qu'on va où"? Un jour, ma voix s'est élevée au-dessus de celles des autres, et dans une magnifique petite église je t'ai chanté, les larmes aux yeux, prenant conscience de la beauté de tes mots ... " Bal à l'ambassade, quelques vieux malades, Imbéciles les tortionnaires, se partagent l'univers". Quelques années plus tard, j'ai plongé mon regard dans celui qui me remémorait ces moments d'émotion, et à ses côtés "j'ai chanté dix fois, cent fois, j'ai hurlé pendant des mois, j'ai crié sur tous les toits , ce que je pensais de toi, société, société , tu m'auras pas". Et ce soir, quand ça va "couci-couça, à cause de quoi ? ", je ne le sais pas , tu me ravies à moi-même et tu m'emportes loin de tout ça ...

